Livre d’heures – 2004/05

Les heures sont aussi les saisons, la succession des jours et des nuits, l’intime lien de la lumière et du temps. Elles sont ce qui passe et fond l’un en l’autre les contraires : le kaïros perpétuel de l’histoire du monde comme le subtil gauchissement du temps, ou encore la dentelle où s’inscrit le désordre amoureux.  Il n’est guère aisé de déterminer ce qui, dans ces formats carrés et de dimension modeste, nous ramène à ce qui fut l’aube de la peinture occidentale. La couleur n’y suffit pas. Peut-être faut-il chercher plus du côté de l’ « articulation de la matière et du lieu », et plus précisément d’un dénouement du corps compact du sacré qui eut lieu autrefois dans le mouvement profond d’une société renaissante et ne peut apparaître aujourd’hui qu‘en des lueurs d’autant plus précieuses. La profondeur de l’espace sourd de la même source que l’individualisation des figures naguère suspendues à l’éclat d’une touche sur un fond interdit tissé de 1000 couleurs éteintes et de textures exténuées.

 Extrait du texte de Jean Planche « La porte de toute merveille » accompagnant l’édition des 3 Livres d’Heures.

Taille: 20 x 20 cm

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s